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[Fich3] Bac à sable   Lecture : Public, Modification : Groupe: Pass Numérique #RRA

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Dernière mise à jour le 16 Février 2014 par Guy Pastre

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Accéder à l'information, la produire, la qualifier

Accéder librement à toute information, la vérifier, et produire ses propres contenus pour les mettre à disposition de tout un chacun, relève d'un enjeu fondamental, pour garantir à tout citoyen l'accés à ses droits tout en faisant des choix éclairés dans l'exercice de son libre arbitre.

La complexité d'Internet, est telle qu'elle nécessite de développer des compétences et acquérir des connaissances pour vérifier et qualifier l'information au même titre que produire du contenu et participer ainsi à la richesse du web en en faisant un bien commun universel.

Garantir le niveau suffisant de compétences numériques à tous relève d'une mission essentielle pour faire de ces ressources un moyen d'émancipation et d'épanouissement, et permettre à tout un chacun de s'adapter aux évolutions constantes grâce à l'identification de quelques repères permettant de construire ses propres stratégies.

1. Accéder à l'information.

Un droit accès équitable

Internet et les services associés doivent être accessibles à tous, pour un traitement égalitaire de chacun, ce qui implique une mise à disposition d'infrastructures techniques quel que soit le territoire (rural notamment), de matériel (mis à disposition dans les EPN), et de contenus adaptés notamment aux personnes porteuses de handicap.

L'article 47 de la loi du 11 février 2005 [1] dispose que « Les services de communication publique en ligne des services de l’État, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes handicapées ».

La problématique de la neutralité des réseaux et des technologies, s'illustre aujourd'hui autour de la « neutralité du net » qui est au cœur de débats politiques et d'enjeux commerciaux notamment pour les fournisseurs d'accès (vente de forfaits plus onéreux pour favoriser certains clients, ou certains éditeurs de contenus par rapport à d'autres). A l'origine d'Internet, les technologies devaient garantir cette neutralité et nous assistons aujourd'hui à la remise en cause même de ce fondement. Ce principe exclut toute discrimination à l'égard de la source, de la destination ou du contenu de l'information transmise sur le réseau. Selon Benjamin Bayart* la neutralité du Net doit garantir la transmission des données :

  • sans en examiner le contenu ; (Exemple : Google scanne le contenu de vos mails pour pour cibler ses publicités, est-ce-que La Poste ouvre vos courriers avant de les distribuer ?)
  • sans prise en compte de la source ou de la destination des données ;
  • sans privilégier un protocole de communication ; EX : Free et Youtube
  • sans en altérer le contenu. (censure)

La neutralité du net en 1 image

Une recherche sous influence

Seule une petite partie du web (web visible) est indexée sur les moteurs de recherche (environ 10%) et Google ne représente qu'une part infime de ce contenu. D'autre part, les premiers résultats (les plus consultés) correspondent à ceux les plus partagés, les plus recommandés, les plus « populaires », interrogeant ainsi la « culture du buzz », et ses dérives (référencement payant, achat d'avis consommateurs....). Les mécanismes d'indexation sont connus et peuvent largement être influencés, par exemple paraître dans les 10 premiers résultats de Google devient un enjeu économique fort.

« Quand c'est gratuit, c'est vous le produit ». La stratégie et l'enjeu pour les fournisseurs de services est nous garder captifs et dépendants. Google par exemple multiplie les services afin que nous restions sur ses plateformes (moteur de recherche, mail, actualités, réseau social, cartographie...) dans le but de mieux nous profiler.
Publicités, personnalisations, cookies, géolocalisation... peuvent nous enfermer dans un profil prédéfini selon les recherches que nous avons menées précédemment ou selon notre position géographique, favorisant ainsi les messages publicitaires ciblés. Ainsi, les résultats d'une recherche identique sur le même outil peuvent être considérablement différents d'un individu à l'autre. Cet état de fait, nous enferme donc dans une vision limitée du monde, et dans une posture de consommateur aux yeux de ce qui vendent des espaces publicitaires ciblés par nos habitudes et nos goûts (par exemple facebook). Sur certaines plateforme, nous en sommes donc réduit à être des produits. http://www.ted.com/talks/eli_pariser_beware_online_filter_bubbles.html (cf fiche 1 - identité numérique)

 

2. Qualifier et vérifier l'information.

A l'heure des réseaux sociaux notamment, les informations se propagent très vite, voir en temps réel. Or, pour capter l'auditoire certains peuvent se laisser emporter par l'envie de publier ou partager le premier une information, faisant fi des règles basiques de vérification. Ceci est vrai pour le commun des mortels mais peut également s’avérer exact dans un contexte professionnel, nombreux journalistes se sont fait prendre au piège dans l'espoir de créer le buzz, avec parfois des conséquences importantes.

D'autre part, certaines fausses informations peuvent volontairement être publiées et partagées. Nombreux sont les mails alarmants vous invitant à vite le diffuser à l'ensemble de vos contacts, vous faisant ainsi, contre votre volonté, prendre part à la diffusion de ses faux messages (Hoax). La plupart d'entre nous ne prennent pas le temps de vérifier cette information, sachez cependant que des sites spécialisés existent (ex hoaxbuster.com). Nombreuses sont les tentatives de désinformation qui circulent sur le web, les motivations de leurs concepteurs en sont très variés.

Les réseaux sociaux permettent également, si l'ont en fait bon usage, d'identifier des personnes de confiance, des experts dont la parole peut être un gage de qualité. Il semble également opportun de diversifier les outils et les sources pour croiser les informations, même si l'automatisation de la publication sur différents outils reste à prendre en compte. Il est vrai qu'avec cette propagation quasi-instantanée des informations, les intermédiaires et les transformations entre l'auteur et nous même peuvent être importants complexifiant ainsi l'identification de la source.

> Méthode de vérification de l'information en 5 étapes : http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2011/08/25/cinq-etapes-pour-verifier-une-potentielle-information-venue-du-web/

3. Produire de l'information

Préserver la diversité

De part la simplification des technologies tout un chacun peut contribuer sur le web, faisant coexister des contenus variés et de natures différentes allant du produit commercial à la production artistique, en passant par l'expression politique, militante, institutionnelle, personnelle …. Il est porteur de la mémoire de notre société créant ainsi un patrimoine commun que nous devons préserver des risques d’hégémonie culturelle, liée aux courants d'opinions, aux entreprises les plus puissantes.

Contribuer à la richesse

Contribuer à la richesse du web revêt différentes formes de participation. L'internaute peut produire et diffuser du contenu, se contenter de partager des ressources à son réseau ou participer à des projets d'envergure.

Partager et diffuser : Les facilités technologiques (copié collé par exemple) permettent de ré-utiliser un contenu pour l'adapter, le modifier ou simplement le réutiliser en l'état. Il est cependant essentiel que chaque contributeur ait en tête les règles relatives aux licences pour une ré-utilisation en toute légalité mais également être en mesure de choisir un modèle correspondant à sa volonté. Ainsi, en France chaque création est par défaut protégé par le droit d'auteur. Il est cependant possible d'autoriser et d'encadrer la réutilisation du contenu produit grâce aux licences Créatives Commons notamment. La connaissance et l'utilisation (affichage) de ces licences peuvent, elles aussi, participer à la création d'un patrimoine commun. Enfin, la connaissance des conditions générales d'utilisation des outils en ligne est également essentielle pour préserver les droits de nos productions, ainsi sur certains sites tels Facebook, l'ensemble du contenu publié devient la propriété de ce dernier. Il peut ainsi ré-utiliser une photo sans en demander l'autorisation ! Les utilisateurs doivent donc être vigilants sur le choix des outils utilisés, car aujourd'hui tout est fait pour faciliter la mise à disposition l'échange et le partage de contenu (photos, vidéos...), notamment via le Cloud, mais les choix technologiques ne sont pas neutres et les modèles économiques doivent être compris, l'utilisation des données de l'utilisateur par l'hebergeur du service de façon transparentes. Ce partage de contenu doit donc être fait en toute légalité et toute transparence pour les utilisateurs.

Produire et collaborer : Le modèle collaboratif permet de construire rapidement et collectivement des bases de connaissances, appartenant à tous et accessible à chacun pour l'intérêt général. Wikipédia et Open Street Map (une alternative libre à Google Maps) en sont les exemples les plus connus. Ainsi, en Haiti lors du Tsunami, les habitants ont pu, grâce à leur connaissance des outils collaboratifs, participer à l'organisation des secours en re-créant sur Open Street Map une cartographie tenant compte des bouleversements du territoire, de façon plus réactive, précise et économique que la mise en œuvre d'une campagne de photographies aériennes.

Dans le modèle collaboratif, chaque participation, la plus modeste soit elle, est importante et participe à l'intelligence collective, l'édification d'un patrimoine public numérique.

Dans une moindre échelle que Open Street Map ou Wikipédia qui sont des projets d'ampleur mondial, les forums et l'entraide des Internautes via les réseaux sociaux contribue également à la richesse du web.

Pour mieux comprendre

Lexique

  • Hoax, Fake
  • Donnée, information
  • Blog, forum, site internet
  • Bien commun
  • Créative Commons, copyright, copyleft
  • Web, Web 2.0 et Internet
  • buzz
  • cookies
  • Cloud

Pour aller plus loin

 

Pavés thématiques

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Archive première mouture

Contexte et enjeux spécifiques

Les fondamentaux qui doivent nous alerter et font débat (soutenus par quelques illustrations)

- L'exercice des droits fondamentaux du citoyen

- Le libre accés à la connaissance et au savoir

- La liberté de faire des choix et d'exercer de son libre arbitre

- Protéger et contribuer à la richesse du web comme bien commun universel

 

- Accéder à une information neutre :

  • sans contextualisation publicitaire, ou personnalisation qui nous enferme dans un profil prédéfini selon nos recherches précédentes at autres paramètres : cf ressources http://www.ted.com/talks/eli_pariser_beware_online_filter_bubbles.html
  • Défendre la neutralité du net (voir la neutralité du net en une image)
  • De nombreux lobbying pèsent sur cet accès à l'information

- Tout un chacun peut contribuer sur le web, il n'est donc que ce que l'on en fait. La passivité des utilisateur risque d'amener une hégémonie culturelle, des nations, courants d'opinions ou entreprises les plus “agressives”. Chacun est donc responsable de la défense de l'exception culturelle et la diversité des opinions.

- Il convient cependant d'être vigilant sur les informations diffusées et relayées (Hoax, Fake, désinformation, rumeurs…) Apprendre à qualifier et vérifier l'information est indispensable. Méthode en 5 étapes : http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2011/08/25/cinq-etapes-pour-verifier-une-potentielle-information-venue-du-web/

http://conseils-infodoc.fr/de-l-importance-de-maitriser-l-information/

- Le modèle collaboratif permet de résoudre des problèmes ou de construire des bases de connaissances qui étaient jusqu'alors impensables. (wikipédia, OSM, rapidité lors des catastrophes naturelles pour cartographier le territoire - ex haiti). Chaque participation, si petite soit-elle, est une contribution importante. Ce modèle ne fonctionne que s'il est décentralisé et si le résultat est versé dans le domaine public, ce qui suppose d'aborder la question du bien commun.

- Le web 2.0 a donné à tout internaute la possibilité d'interargir avec les contenus en ligne. On a assisté à l'apparition quasi systématique des boutons de vote, notation ( ex: nombre d'étoiles), d'appréciation (ex: j'aime, j'aime pas) et de recommandations ( ex: partage par mail, sur les réseaux sociaux ) qui peuvent aussi pondérer par la reconnaissance ou "célébrité" de celui qui s'exprime. Du coup de nombreux sites et moteurs de recherche ont puisé dans cette hierarchisation sujective (le fameux webrank) un critère d'affichage et d'organisation des informations qu'ils présentent.

- Etiquetage les contenus que l'on met en ligne à disposition (licenses) : La mise à disposition de contenu multi-médias (écrits, photos,  est aujord'hui chose aisée et encouragée pour chacun d'ente nous

Les Priorités

Les 4 ou 5 choix et/ou partis pris que le grand public doit prendre en compte

Seule une petite partie du web est indexée sur les moteurs de recherche et Google ne représente qu'un petit pourcentage de cette part. Même s'il est le plus puissant (basé sur l'audience d'un site et non le prix payé par l'annonceur), Il n'y a pas que google dans la vie. A propos de Google lire cet article intéressant http://www.internetactu.net/2013/06/10/google-bienvenue-dans-la-matrice/, peut permettre de faire un lien avec la sessions à propos des données personnelles.

Comprendre comment fonctionne google : Matt Cuts (avec Fréquence école nous disposons d'une version doublée en français... https://www.youtube.com/watch?v=-bYhc2UC4Uc

Parti pris : Accéder à l'information via Internet a des travers certes, qu'il faut apprendre à déjouer et maitriser. Cependant, refuser en bloc les technologies numériques risque de vous mettre à l'écart de la société et de ses évolutions. De plus, il est courament admis qu'un élève sans connexion a plus de difficulté dans sa scolarité. Que l'on approuve ou pas, que l'on aime ou pas, Internet et là il faut désormais faire avec. 

Quels sont les messages à faire passer?

Des méthodes de recherche adaptées existent (opérateurs booléens, guillemets) afin de mieux utiliser les moteurs de recherche. Cependant, les moteurs du type Google ne référencent qu'une toute petite partie de l'information (cf article sur la face cachée d'Internet : http://www.rslnmag.fr/post/2013/08/29/Antiseche-Web-profond-plongez-dans-la-face-cachee-dinternet.aspx).

Il est indispensable de vérifier l'information trouvée, en effet, tout un chacun est suceptible de publier sur le net, attention donc aux hoaxs, fake et autres désinformations. Des méthodes existent pour augmenter la probabilité qu'une information soit juste.

Le web est ce que nous en faisons: nous devons nous assurer que l'ensemble des pinions et courants y soient représentés sans censure, et que toute information soit accessible sans discrimination. Cependant, les éléments illégaux ne doivent pas envahir la toile (homophobie, racisme, négationnisme....), des lois existent et des poursuites sont prévues.

L'information accessible, même sans qu'on la recherche, peut s'avèrer choquante ou inapproprié pour certains publics (violence, pornographie). Il est nécessaire d'accompagner son enfant afin de le protéger d'éventuels contenus qui pourraient le choquer. POur celà des outils existent mais le dialogue et l'accompagnement sont indispensables.De même, les bons réflexes pour vérifier une information s'acquièrent par un accompagnement des plus jeunes, il est donc nécessaire de sensibiliser les jeunes enfants et adolescents à ces questions.

Une information peut être fausse ou son interprétation innappropriée (exemple : monage photo, dires sortis du contexte, traduction problématique

 

Éléments de débat et illustrations

  • Toute information quelle qu'elle soit doit pouvoir être diffusée sur le net, ceci relève de notre liberté d'expression ?
  • Seuls les grosses entreprises ou les gouvernement peuvent diffuser efficacement et massivement une information sur le net, ceci est impossible pour un individu.
  • L'information brute n'existe pas elle est forcèment orientée en fonction de son émetteur, il est donc impossible de se faire son opinion avec Internet ? -> cf. Google actualités qui permet de comparer différentes sources, et donc différentes façons de traiter l'information. Open Data : il ne s'agit pas là d'une information mais d'une donnée à partir de laquelle il est possible de construire une information

 

Pavés thématiques

  1. A propos du bien commun